Économie de l'Allemagne

 

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L'Allemagne est depuis 2007 la quatrième puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, la Chine et le Japon, et la première de l'Union européenne et de l'Europe, avec un Produit intérieur brut de 3 652 milliards de dollars[2]. Cependant, en parité de pouvoir d'achat, l'Allemagne est cinquième derrière la Chine, le Japon et l’Inde[3]. Elle était le deuxième grand exportateur après les États-Unis ; Elle est aujourd'hui le plus grand exportateur mondial de biens devant les États-Unis et la Chine avec 951 milliards d'euros (+18,5 %) de biens exportés en 2010, et un excédent commercial de 154,3 milliards d'euros, en hausse de 11,2 % par rapport à 2009, selon Destatis. En classement par PIB en PPA, l’Allemagne est le 5e pays[4].

L’Allemagne se caractérise par une population active qualifiée grâce à l'apprentissage professionnel, et un niveau de vie élevé. Les entreprises et les syndicats allemands fonctionnent en cogestion ; on parle de capitalisme rhénan.

Après une décennie de faible croissance, l'Allemagne retrouve des taux de croissance élevés depuis 2005[5]. Cette économie est une des plus compétitives au monde[6]. Selon Le Figaro, « ce « come-back économique » de l’Allemagne est dû aux « réformes en partie très étendues » mises en œuvre par le gouvernement précédent de Gerhard Schröder et initialement poursuivies par la grande coalition d'Angela Merkel »[7]. Il s’agit en particulier de la réduction de la durée d’attribution de l’allocation-chômage, ainsi que du passage progressif à la retraite à 67 ans.[réf. nécessaire]

Selon Bruno Durieux en février 2008, « l'Allemagne est [..] le seul des grands pays développés qui, par des réformes globales et profondes, difficiles et courageuses, réalisées pour l'essentiel par le chancelier Schröder, est parvenue à restaurer sa compétitivité et réduire ses déséquilibres internes. En particulier, ses finances publiques sont aujourd'hui équilibrées et sa compétitivité-coût a retrouvé son niveau d'il y a cinq ans. »[8] Analyse qui ne fait pas l'unanimité, puisque selon Jean-Claude Juncker et plusieurs experts, la dette réelle de l'Allemagne est « plus élevée que celle de l'Espagne », son déficit étant « truqué » selon un économiste[9]. De plus, l'Organisation internationale du travail estime que les bas salaires en Allemagne sont responsables de la crise européenne[10].

 

Économie par secteurs[modifier]

Secteur primaire

Agriculture

Article détaillé : Agriculture en Allemagne.

L’agriculture est très importante, contrairement aux idées reçues ; en termes de comparaison, l’Allemagne se situe juste derrière la France en termes de production céréalière mais la devance et occupe ainsi le 1er rang européen en ce qui concerne la production de lait.

Mines

  • En 2005 la production de charbon et de hans est de 25 millions de tonnes, engloutissant chaque année 2,5 milliards d'euros de subventions.
  • S'agissant du secteur sidérurgique, l'Allemagne reste le principal producteur européen d'acier. En 2006, la production mondiale d'acier brut atteignait près de 1 240 millions de tonnes. L'Allemagne se classe au 6e rang des producteurs mondiaux avec 47,2 millions de tonnes derrière la Chine (418,8 Mt), le Japon (116,2 Mt), les États-unis (98,5 Mt), la Russie (70,6 Mt)et la Corée du sud (48,4 Mt). La part de l'Allemagne dans la production mondiale n'est que d'environ 4 % mais cela représente le quart de la production de l'Union européenne (à 25 membres). En outre, en termes de croissance, l'Allemagne a connu une hausse de production de l'ordre de 6,1 % sur la période 2002-2006[11].

Secteur Industriel

L’usine chimique de BASF à Ludwigshafen, la plus grande usine chimique intégrée du monde.

L’Allemagne est une grande puissance industrielle. L'économie allemande dispose d'un réseau de communication de première qualité : le plus long réseau autoroutier d'Europe, un réseau ferré particulièrement dense et trois axes navigables, le Rhin premier fleuve mondial pour le fret, La liaison Rhin-Main-Danube et le canal du Mittelland.

L’industrie est un secteur économique très important en Allemagne. Huit millions de personnes, soit 33 % de la population active, travaillent dans ce secteur. Les principaux secteurs en chiffre d'affaires sont la construction automobile avec 777 000 salariés en 2004, suivie par l’électrotechnique avec 799 000 salariés, la construction mécanique avec 868 000 salariés et l’industrie chimique[12]. À côté des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, ThyssenKrupp AG ou Bayer, les PME/­PMI emploient plus de 20 millions de salariés. Dans la construction mécanique, secteur où la RFA détient 19,3 % du marché mondial, la grande majorité des entreprises a moins de 200 salariés. Ces succès sont dus à la réputation de bonne qualité des produits allemands en général. Grâce à leurs bons rendements, près de 70 % d'entre elles peuvent couvrir elles-mêmes leurs besoins financiers[13].

La construction automobile fournit 40 % des exportations allemandes. Un salarié sur sept travaille dans ce secteur. Les grands constructeurs Volkswagen, BMW, Daimler AG, Porsche, Opel, filiale allemande de General Motors font de l’Allemagne le troisième producteur d’automobiles mondial. Environ six millions de voitures sortent chaque année des chaînes de montage allemandes et 4,8 millions de voitures de marque allemande sont produites à l’étranger.

Les grands groupes allemands de l'agro alimentaire sont :

  • Haribo
  • Herta
  • Bahlsen

Le secteur de brasserie est aussi très dynamique.

L'électricité allemande est produite à 60,7 % par l'utilisation d'énergies fossiles, à 27,9 % par le nucléaire, et à 11,4 % par les énergies renouvelables (principalement hydraulique et éolien). L'électricité fournie par ce dernier est achetée de huit à neuf fois le prix ordinaire du kilowattheure mais le tarif garanti diminue de 5 % chaque année.

Sous la pression des écologistes, le gouvernement a totalement abandonné la filière nucléaire. Son arrêt est prévu en 2018.

Secteur tertiaire

Comme dans toutes les économies développées, le secteur tertiaire est le premier employeur allemand. Près de 28 millions de personnes y travaillent dont 10 millions dans le commerce, l’hôtellerie, la restauration et les transports. Ce secteur est constitué à plus de 40 % de PME/PMI. c'est important

Géographie économique[modifier]

Ruhr

La Ruhr est une région industrielle et urbaine située au nord-ouest de l'Allemagne. Elle bénéficie d'une situation favorable de confluence entre le Rhin et son affluent la Ruhr (port fluvial de Duisbourg). Elle est au cœur de la mégalopole européenne et profite d'un important bassin de main-d’œuvre et de population : la Ruhr est aussi une conurbation de plusieurs millions d'habitants. La région urbaine inclut les villes d'Essen, Düsseldorf, Cologne… Au XIXe siècle, la Ruhr a fondé son développement sur l'exploitation des mines de charbon. La révolution industrielle a permis à l'Allemagne de se hisser aux tout premiers rangs des puissances industrielles à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, la région doit reconvertir ses activités : l'exploitation du charbon de la Ruhr est devenue trop coûteuse face à la concurrence des charbons étrangers. Il est plus rentable d'importer le charbon et le fer par le Rhin. Quelques puits de mines survivent grâce aux subventions fédérales. Après une remontée brutale du chômage dans les années 1990, la tendance est la baisse, même si le chômage y est sensiblement supérieur aux niveaux observés dans la Rhénanie et plus encore en comparaison de l'Allemagne de l'Ouest[14],[15].

Le Sud dynamique

Les Länder de Bavière et du Baden-Wurtemberg ont su tirer parti depuis le Moyen Âge d'une situation de carrefour entre la mer du Nord et la mer Méditerranée.

Contrairement à la Ruhr, le sud de l'Allemagne ne dispose pas de réserve de charbon. Son développement industriel s'est donc manifesté plus tard, essentiellement au XXe siècle. Des industries dynamiques se sont alors créées : BMW, Adidas, industries aéronautiques. La Bavière a bénéficié des nouvelles activités issues de la révolution informatique.

L’Est en reconversion

Les « nouveaux Länder » gardent des considérables handicaps économiques, malgré les aides importantes qui leur ont été consacrées et les grands travaux d'infrastructures réalisés. Le taux de chômage en ex Allemagne de l'Est est environ le double de la moyenne nationale. [réf. nécessaire]

la Saxe est la région la plus dynamique en ce qui concerne l'économie de l'Allemagne de l'Est. Les principaux centres économiques en sont Dresde, Leipzig, Chemnitz et Zwickau. Plusieurs grandes entreprises comme AMD, Infineon, BMW, Siemens, Porsche, VW, EADS, GlaxoSmithKline ont largement investi. L'Est est par ailleurs une région qui souffre des difficultés liées a son ex-idéologie communiste qui apparait encore finement mais d'une façon marquante dans la vie des allemands de cette région.

Le Nord de l’Allemagne

Le port de Hambourg.

Le Nord d'Allemagne dispose de grands ports tel que celui de Hambourg, d'un accès sur la mer Baltique et la mer du Nord, d'un faible taux de chômage, d'une industrie diversifiée mais a tout de même d'un dynamisme moyen et d'une croissance économique moyenne[16].

Le commerce extérieur

L'Allemagne est la première puissance mondiale du commerce en 2009[citation nécessaire]. En 2006, l'excédent de la balance commerciale se montait à 167 milliards d'euros[17]. Ce dynamisme s'explique par divers facteurs :

  • Les produits allemands ont une solide réputation de qualité.
  • Les produits allemands sont de haute valeur ajoutée.
  • Les produits allemands répondent aux besoins des pays émergents
  • De plus en plus de productions made in Germany viennent en réalité d'autres pays où le coût de la main-d’œuvre est moindre : les délocalisations allemandes expliquent en partie les succès commerciaux du pays. Par exemple, la Touareg est fabriquée dans les usines slovaques du groupe Volkswagen.

L'Allemagne s'est spécialisée dans les produits d'équipement ; en 2003, le secteur automobile représentait 19 % des exportations allemandes[18]. Viennent ensuite les exportations de machines-outils (14 % du total) et de produits chimiques (12 % du total).

L'excédent commercial élevé de l'Allemagne est-il un signe de "bonne santé" (quels indicateurs ?) économique ? Ou bien est-il l'effet d'une baisse du coût du travail au détriment de ses "amis" de la zone euro devenus ainsi concurrents ? En effet, si le chômage au sens du BIT a baissé de 8,6 % de la population active[17] en 2006 à 7,6 % en août 2008, il y a lieu de relativiser : certains, dont Brigitte Lestrade, de l'IFRI, auteure d’une étude sur les réformes Hartz IV, pointent la mise en place d’un système qui, par vases communicants, aurait progressivement fait passer plusieurs millions d’allemands des listes de chômeurs à celles de "quasi-chômeurs" (moins de 15 h/semaine) ou des précaires. Preuve en est, les travailleurs pauvres représentaient en 2009, 20% de la population active[19].

La priorité donnée aux échanges extérieurs par l'Allemagne s'est accompagnée depuis 2000 d'une série de réformes encourageant la compétitivité (dont le plan Hartz), à tel point que la rémunération salariale a baissé en termes réels entre 2001 et 2005[20]. Ces réformes seraient à l'origine du regain de croissance économique et des créations d'emplois[5].

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