Les relations Est-ouest: Guerre froide

Guerre froide, qualificatif attribué à l'état des relations entre les États-Unis et leurs alliés et

l'ensemble des nations sous contrôle de l'Union soviétique, aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale.

Si aucune lutte armée n'a éclaté entre les deux superpuissances, leurs relations économiques et diplomatiques ont été très conflictuelles. Cela s'est traduit également par une intense course aux armements tant conventionnels que nucléaires qui a débouché rapidement sur un équilibre de la terreur, ainsi que par une multiplication de conflits locaux, où les deux blocs se sont affrontés par pays alliés interposés. Des intérêts divergents ont conduit les deux groupes à une suspicion et à une hostilité de plus en plus intenses, dans un climat de rivalité idéologique croissante.

 

2. LES ORIGINES

L'alliance des États-Unis et de l'Union soviétique contre l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale commence à se défaire en 1944-1945. Les États-Unis et leurs alliés s'inquiètent en effet de la façon dont Staline utilise l'Armée rouge afin de s'assurer le contrôle de la plus grande partie de l'Europe centrale et orientale. À la mainmise soviétique sur cette région s'ajoutent les ambitions sur les détroits entre la mer Noire et la Méditerranée, au contact de la Turquie, ainsi que l'installation d'un gouvernement communiste dans le nord de l'Iran et le soutien à la guérilla communiste en Grèce. Dans un célèbre discours à Fulton, Winston Churchill dénonce le 5 mars 1946, l'attitude de Staline, constatant que « de Stettin, dans la Baltique, à Trieste dans l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent » .

De leur côté, les Soviétiques redoutent le nouveau rôle mondial que les États-Unis entendent tenir. Ces derniers ont ainsi pris une part déterminante non seulement dans la création du système monétaire international né à Bretton Woods, ainsi que dans l'Organisation des Nations unies (ONU). Enfin la puissance de l'Armée rouge et le prestige que lui vaut la victoire sur l'Allemagne hitlérienne persuadent Staline que le moment est venu d'assurer une nouvelle expansion du communisme sur le plan mondial.

La méfiance croît encore davantage quand les deux parties rompent toutes deux l'alliance datant de la guerre.

 

3. LA RUPTURE ET LA CONSTITUTION DES BLOCS

3.1. La « doctrine Truman »

S'opposant à la politique de Staline, le président américain Truman appelle alors l'Europe à s'unifier sous l'autorité américaine pour résister à la menace que constitue l'expansionnisme soviétique. Il propose ainsi le 12 mars 1947, la « doctrine Truman », qui vise au « containment » ou « endiguement » du communisme partout dans le monde. Les États-Unis offrent ainsi leur aide à la fois financière et militaire « aux peuples libres qui résistent à des tentatives d'asservissement, qu'elles soient le fait de minorités armées ou de pressions étrangères ». Les premières à en bénéficier sont la Grèce, la Turquie et l'Iran. La « doctrine Truman » a également pour objectif de créer un consensus public engageant les Américains dans la guerre froide. Cet objectif est rapidement atteint. Le Congrès engage une série d'enquêtes fortement médiatisées sur les activités procommunistes aux États-Unis, et le maccarthysme marque une période d'anticommunisme acharné. La même année, le journaliste américain Walter Lippmann popularise le terme de « guerre froide » dans un livre portant ce titre.

Peu après ce tournant fondamental dans la politique étrangère des États-Unis, la conférence de Moscou réunit en mars-avril 1947 les ministres des Affaires étrangères des quatre pays vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale : Bidault (France), Bevin (Grande-Bretagne), Marshall (États-Unis), et Molotov (URSS). Ceux-ci ne parviennent pas à un accord sur la forme du futur gouvernement allemand. Entérinant de ce fait la division de l'Allemagne, la conférence de Moscou est un échec qui aggrave la situation. Dans le même temps, les ministres communistes sont exclus des gouvernements auxquels ils participaient en France et en Italie.

Dans ce contexte, les États-Unis décident de lancer le plan Marshall, qui est le pendant économique de la « doctrine Truman », et consiste en une aide financière de 13 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Europe centrale et occidentale. Seize pays d'Europe l'acceptent, regroupés dès 1948 dans l'Organisation européenne de coopération économique (OECE).

3.2. La « doctrine Jdanov »

En revanche l'URSS et ses pays satellites refusent cette aide. De son côté en effet, Staline a procédé à une mobilisation des forces communistes et à un renforcement idéologique et politique qui se manifestent dès septembre 1947 par la « doctrine Jdanov ». Réunissant les partis communistes européens, Jdanov définit une nouvelle ligne qui fait du combat contre les « forces impérialistes » des États-Unis et de leurs alliés une priorité. En octobre est créé le Kominform, « Bureau d'information des partis communistes », tandis qu'en février 1948, le « coup de Prague », qui impose un gouvernement communiste en Tchécoslovaquie, renforce la domination soviétique sur l'Europe centrale et accélère la division en deux blocs antagonistes.
 

3.3. La constitution des blocs

De part et d'autre, on multiplie les alliances et l'on renforce son camp. Successivement, sont créées l'Organisation des États américains (OEA) en 1948, chargée de la sécurité du continent, et l'Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est (Otase) qui réunit les principaux pays de la région sous la direction des États-Unis qui signe également une alliance avec le Japon. Surtout, face à la menace soviétique en Europe, Truman aide à la formation d'une alliance militaire, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en avril 1949, et à l'établissement d'une Allemagne de l'Ouest indépendante qui naît officiellement en mai 1949, sous le nom de République fédérale d’Allemagne (RFA).

 

De son côté l'URSS réplique par l'intégration en 1949 des pays d'Europe centrale et orientale au sein du Conseil d'assistance économique mutuelle (CAEM, ou COMECON en anglais), qui tend à développer les échanges entre les signataires et à rapprocher leurs économies. Enfin, après l'entrée de la RFA dans l'OTAN, en 1955, l'URSS crée le pacte de Varsovie qui regroupe les démocraties populaires dans le système militaire soviétique.



4. LES PREMIERS AFFRONTEMENTS


4.1. Le blocus de Berlin

 
Pont aerien de Berlin

La guerre froide s'amplifie à partir de 1949. La division de l'Allemagne qui apparaît inévitable et le soutien apporté par les Occidentaux au renouveau économique de l'Allemagne de l'Ouest amène Staline à faire le blocus de Berlin, d'avril 1948 à mai 1949. La première épreuve de force entre les deux Grands s'achève par la victoire des Américains qui réussissent à organiser un pont aérien pour sauver la ville de l'asphyxie.

Peu après, en septembre 1949, les Soviétiques font exploser leur première bombe atomique et les communistes s'emparent du pouvoir en Chine. La Chine signe une alliance avec l'URSS, mais les États-Unis refusent de reconnaître le nouveau régime chinois. Le développement économique du Japon, alors sous le contrôle des Américains, est accéléré afin de contrer l'avancée du communisme en Asie, qui devient le nouveau lieu d'affrontement des deux blocs.

 

4.2. La guerre de Corée

Divisée en deux depuis 1945, la Corée devient en effet le théâtre d'un conflit qui fait craindre une troisième guerre mondiale. Quand la Corée du Nord communiste envahit la Corée du Sud en 1950, l'ONU décide l'envoi de troupes américaines sur le terrain, complétées par les contingents d'une quinzaine de nations (voir Corée, guerre de). Le conflit, marqué par l'intervention de 500 000 soldats chinois, s'achève trois ans plus tard par une trêve qui laisse inchangée la frontière d'avant guerre.

 

5.LES PREMIERS SIGNES DE DÉGEL

5.1. La coexistence pacifique

Nikita Khrouchtchev

La mort de Staline et le départ de Truman en 1953 ne mettent pas fin à l'antagonisme entre les deux blocs, mais ouvre néanmoins une nouvelle période dans les relations Est-Ouest. Certes le réarmement allemand et l'entrée de la RFA dans l'OTAN ainsi que la mise en place du pacte de Varsovie contribuent à entretenir le climat de guerre froide, mais déjà l'idée d'une détente se fait jour et s'exprime avec la fin de la guerre d'Indochine en 1954 et plus encore avec la conférence de Genève en 1955, qui constitue la première réunion au sommet des anciens alliés de la Seconde Guerre mondiale, depuis 1945. Même si cette conférence ne débouche sur rien de concret, un nouvel esprit n'en est pas moins né qui se voit confirmé l'année suivante par la proposition soviétique d'une coexistence pacifique entre les deux blocs. Convaincu à terme de la supériorité du système socialiste sur les États capitalistes, Nikita Khrouchtchev, le nouveau dirigeant de l'URSS, sans renoncer pour autant à la lutte entre les deux camps, entend désormais la situer prioritairement sur le terrain économique.

 

5.2. Les limites du dégel

Kennedy et Khrouchtchev

Mais ces premiers signes de détente ne signifient pas pour autant une fin de la division du monde en deux. Au contraire, cela se traduit plutôt par une reconnaissance mutuelle de la part des deux « super-grands » de leur sphère d'influence respective. Ainsi les Américains ne réagissent pas à l'intervention soviétique en Hongrie en 1956, considérant que l'Europe centrale fait partie de la zone sous la tutelle de l'URSS. De même Washington et Moscou jouent les gendarmes du monde en bloquant l'expédition franco-anglo-israélienne à Suez en 1956, dirigée contre le leader égyptien Nasser.

Cependant, un certain nombre de facteurs entraînent une réactivation des conflits et de la course aux armements. Le lancement de Spoutnik en 1957, qui confirme l'avance soviétique dans la conquête spatiale, inquiète l'administration américaine et relance les tensions. Les deux superpuissances essayent d'étendre leur influence sur les nouvelles nations d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et du Moyen-Orient, désormais englobées par la « doctrine Eisenhower » dans la politique d'endiguement et bénéficiant de l'aide américaine. Certes une conférence sur l'arrêt des essais nucléaires s'ouvre en 1958, Khrouchtchev se rend aux États-Unis en 1959 et rencontre Kennedy en 1961 à Vienne. Mais dans le même temps, la conférence au sommet de Paris en 1960 échoue, les Soviétiques ayant découvert que des avions américains, les U2, espionnent leur territoire. Khrouchtchev ordonne en 1961 la construction du mur de Berlin, afin de tenter d'empêcher la désertion massive de l'Allemagne de l'Est, tandis que le président Kennedy lance un programme de soutien à l'Amérique latine contre la pénétration communiste.

 

6. L'ÉQUILIBRE DE LA TERREUR

6.1. La crise des fusées

La guerre froide connaît une brutale aggravation en 1962, lors de la crise des fusées.L'opposition grandissante entre les Américains et le nouveau régime instauré par Fidel Castro en 1959, pousse ce dernier à se rapprocher de l'Union soviétique. Moscou en profite pour installer dans l'île des rampes de lancement de missiles en direction des États-Unis. Le président Kennedy ordonne à sa flotte d'intercepter les navires soviétiques qui transportent les fusées vers Cuba et pendant quelques jours, le monde vit dans la crainte d'une guerre nucléaire. Finalement les Soviétiques retirent leurs missiles contre la promesse de Kennedy de ne pas envahir Cuba.


6.2. Vers le désarmement

De par sa gravité, la crise des fusées amène les deux Grands à une prise de conscience du danger que constitue la poursuite de la course aux armements, surtout dans le domaine nucléaire.

La limitation des armes nucléaires devient dès lors le principal sujet des négociations Est-Ouest, dans la mesure où l'état des arsenaux respectifs conduit à ce que les Américains appellent « une destruction mutuelle assurée ».

Pour éviter une telle issue et pour diminuer les dépenses engagées dans cette course aux armements, un premier traité est signé à Moscou en juillet 1963 qui prévoit l'interdiction de tous les essais nucléaires non souterrains, tandis qu'un téléphone rouge est installé entre les deux Grands pour favoriser des discussions rapides lorsqu'une crise survient. Cet accord est suivi par le Traité de non prolifération nucléaire en 1968 qui entend limiter la diffusion de la technologie nucléaire militaire dans le monde (voir nucléaire, prolifération).

6.3. Guerres périphériques

L'équilibre de la terreur favorise une multiplication de conflits locaux ainsi que leur déplacement à la périphérie des blocs. Les Américains s'engagent ainsi dans la guerre du Viêt Nam, guerre meurtrière qui coûte la vie à cinquante-sept mille Américains dans la vaine tentative de protéger le Viêt Nam du Sud.

L'Amérique du Sud est aussi la proie des affrontements. Sous l'impulsion notamment de Che Guevara, les foyers de guérilla se développent, mais la plupart d'entre eux ne durent pas en raison de la passivité des paysans et plus encore du soutien actif des Américains aux régimes en place.

 

6.4. Les fissures au sein des blocs

La division du monde en deux blocs dominés par les États-Unis d'une part et l'URSS de l'autre, se voit également remise en cause par un nombre croissant de pays.

Du côté occidental, la supériorité économique des États-Unis, datant de l'après-guerre, souffre désormais de la concurrence du Japon et de la RFA. Le retour au pouvoir du général de Gaulle en France à partir de 1958 entraîne aussi une évolution de la politique étrangère française. Soucieux de l'indépendance nationale, de Gaulle retire les forces françaises du commandement intégré de l'OTAN en 1966 et multiplie les prises de positions remettant en cause le leadership américain. Ainsi le rapprochement diplomatique avec l'URSS, la reconnaissance du régime communiste chinois, la condamnation de l'intervention des États-Unis au Viêt Nam et l'offensive contre le système monétaire international dominé par le dollar sont perçus par Washington comme autant de coups portés à la cohésion de l'Alliance Atlantique.

Du côté communiste, les Soviétiques sont affaiblis par la rupture des relations sino-soviétiques qui intervient au lendemain de la crise des fusées de Cuba. Opposé à la doctrine de la coexistence pacifique, les Chinois contestent ainsi le rôle dirigeant des communistes soviétiques et tentent de constituer une alternative au sein du camp socialiste. De même la contestation atteint l'Europe de l'Est comme en Pologne et plus encore en Tchécoslovaquie, où en 1968, les forces du pacte de Varsovie interviennent pour réprimer le Printemps de Prague.

Enfin la décolonisation voit l'émergence de nombreux États indépendants, qui refusent la division du monde en deux blocs. Né politiquement avec la conférence de Bandung en 1955, le tiers-monde s'efforce de s'organiser sous l'impulsion notamment de l'Inde de Nehru et de la Yougoslavie de Tito en un mouvement non-aligné qui voit le jour en 1961 à la conférence de Belgrade.

 

7. L'APOGÉE DE LA DÉTENTE

L'arrivée à la chancellerie du social démocrate Willy Brandt, en 1969, favorise une nouvelle politique étrangère de la RFA, marquée par une volonté d'ouverture à l'Est. Cette Ostpolitik se traduit par une normalisation des relations ouest-allemandes avec les Soviétiques et les Polonais, par la signature en 1970 des traités de Moscou et Varsovie. Dans le même cadre, la reconnaissance mutuelle des deux États allemands en 1972 aboutit à leur admission à l'ONU en 1973. L'Ostpolitik contribue ainsi grandement au règlement de la question allemande et à l'apaisement des tensions dans cette région de l'Europe, incitant les deux « super-grands » à se mettre d'accord sur une politique générale de détente, principalement dans le domaine nucléaire. Après la signature en 1972 de l'accord SALT 1 qui prévoit une limitation de la croissance des armes nucléaires tant défensives qu'offensives, Richard Nixon, qui se rend à Pékin en 1972 puis à Moscou, signe avec Leonid Brejnev, reçu à Washington en 1973, un accord sur la prévention de la guerre nucléaire. Enfin en août 1975, la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) aboutit à la signature par 35 pays européens ainsi que par les États-Unis et le Canada, des accords d'Helsinki qui consacrent les frontières actuelles, le non-recours à la force, la non-ingérence dans les affaires intérieures et prévoit l'engagement des pays signataires à respecter les droits de l'homme.

 

8. LA SECONDE GUERRE FROIDE

8.1. L'expansionnisme soviétique

La seconde moitié des années soixante-dix est marquée par un brusque regain de tension. L'expansionnisme soviétique connaît en effet un renouveau. Il se manifeste en Afrique avec le soutien à de nombreux régimes (Angola, Mozambique, Éthiopie) et des accords de coopération, en Asie avec l'appui de son allié vietnamien qui envahit le Cambodge, et enfin en Amérique centrale par l'appui apporté aux sandinistes du Nicaragua et aux guérillas au Salvador et au Guatemala.

Mais deux événements principalement sont à l'origine de cette nouvelle période de tension : le déclenchement de la « bataille des euromissiles » et l'invasion de l'Afghanistan par l'armée soviétique.

En déployant des missiles SS 20 à partir de 1976, l’Union soviétique rompt l’équilibre des forces en Europe ; le 12 décembre 1979, les pays de l’OTAN décident de développer des programmes de missiles équivalents, les Pershing. Les premiers Pershing sont installés en 1983, malgré un important mouvement pacifiste en Europe de l’Ouest. En réponse à l’intervention soviétique en Afghanistan, le 24 décembre 1979, les États-Unis adoptent une série de mesures de rétorsion : les ventes de céréales à l’URSS sont suspendues, les accords SALT II ne sont pas soumis à la ratification du Congrès et les Américains boycottent les jeux Olympiques de Moscou, en 1980.

 

8.2. La réponse américaine

Ronaldd Reagan

La tension s’accroît après l’élection de Ronald Reagan à la présidence des États-Unis en novembre 1980. Reagan défend une politique interventionniste, concrétisée en octobre 1983 par le débarquement de forces américaines dans l’île de la Grenade pour contrer un coup d’État procubain, ainsi que par un soutien militaire aux mouvements de guérilla anticommunistes en Afghanistan, au Nicaragua et en Angola. La course aux armements reprend également. En mars 1983, Reagan lance l’« Initiative de défense stratégique » visant à édifier un bouclier spatial contre les armes nucléaires.

L’Union soviétique, très affaiblie économiquement depuis la fin des années soixante-dix et accusant un retard considérable dans le domaine des nouvelles technologies, ne peut rivaliser. En janvier 1986, Mikhaïl Gorbatchev, qui veut se consacrer à la modernisation de son pays — condition du maintien de sa puissance —, propose l’élimination de toutes les armes nucléaires avant l’an 2000.

 

8.3. La fin de la bipolarité

 

Reagan et Gorbatchev

 

En 1987, un accord met fin à la bataille des euromissiles ; l’élimination de tous les missiles nucléaires d’une portée de 500 à 5 500 km est programmée pour le 1er juin 1991. Dans les années qui suivent, d’autres accords sont conclus, portant notamment sur la réduction des forces conventionnelles en Europe. Parallèlement, l’Union soviétique poursuit une politique de désengagement, en Afghanistan, en Afrique australe, mais aussi en Europe de l’Est. Le 6 juillet 1989, Gorbatchev annonce devant le Conseil de l’Europe l’abandon de la doctrine Brejnev, proclamant le caractère irréversible de tout gain territorial soviétique en Europe : l’Union soviétique renonce à l’ingérence dans les affaires intérieures des pays membres du pacte de Varsovie.

La guerre froide prend alors fin en Europe : les pays de l'Est s'engagent dans un mouvement de libéralisation politique qui les conduit à élire des gouvernements non communistes, les deux Allemagnes sont réunifiées et la course aux armements se ralentit considérablement en même temps que s'achève la division du monde en deux blocs (voir révolutions démocratiques de 1989).

 


 

Source: Microsoft ® Encarta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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