L’Espace Nord-américain : Populations, villes et sociétés.

L’espace nord-américaine a une population d’environ 450 millions d’habitants. Cette population  inégalement répartie dans l’espace est la plus urbanisées du monde. Elle fait face de nombreux problèmes.

 

 

CANADA

USA

MEXIQUE

Superficie

9 984.670

9 826.630

1 964 382

Population

33.679.263

303.824.650

109 955 400

PIB/HAB. en $

38 947

43 968

8 052

TAN

0,86%

0,88%

1,14

Taux d’urbanisation

81%

81%

76%

IDH

148

10

53

Espérance de vie moyenne

80,5

78,1

75,8



I-Une population diversifiée et inégalement répartie

1-La diversité de la population :

La population de l’Amérique est très diversifiée. On peut distinguer deux espaces de peuplements :-Le premier, constitué des USA et du Canada, est dominé par les Blancs anglo-saxons d’origine européenne qui représentent plus de 60%. On y retrouve des minorités : Noirs, Amérindiens, Asiatiques, etc.-Le deuxième espace constitué du Mexique est très métissée du fait des mariages entre colons espagnols et Amérindiens. La part des Amérindiens et desLatinos y est très importante.

2-L’inégale répartition de la population

Si la densité moyenne de l’ENA tourne autour de 20 habitants au Km2, elle varie d’un pays à un autre : 3 habitants au Km2 au Canada, 30 aux USA et 55 au Mexique. Ces chiffres cachent d’autres disparités. En raison des conditions climatiques rudes au nord, la grande majorité des Canadiens s’entasse le long de la frontière avec les USA. Environ 60 % des habitants sont concentrés sur à peine 3 % du territoire. Partout ailleurs, l’habitat est très clairsemé. Aux USA, la partie orientale, centre historique du peuplement et de la révolution industrielle a longtemps été la plus densément peuplée. Cependant, depuis quelques décennies, on assiste à un déplacement massif de la population vers le Sud-ouest, le « Sunbelt ». Au Mexique, les fortes densités se rencontrent au centre, autour de Mexico. Le nord et l’extrême sud sont faiblement peuplés.

 

II-Une démographie à deux vitesses

1- La croissance démographique ralentie aux USA et au Canada :

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la natalité avait augmenté de façon impressionnante : on parlait alors de « Baby Boom ». Aujourd’hui le taux d’accroissement naturel est faible aux USA et au Canada (0,8% par an). Le baisse rapide du taux de natalité est lié à un changement de mentalités : le développement du travail des femmes, l’instabilité des ménages, l’augmentation du chômage, le développement de la contraception. Dans le même temps, on assiste à une augmentation de l’espérance de vie qui passe de 40 ans à 80 ans. La conséquence de cette situation est le vieillissement de la population : on parle de « Papy-boom ». Le départ massif de la génération du baby-boom à la retraite aura une influence importante sur l’économie, en provoquant une hausse des dépenses de santé, des versements de pension de retraites, et une réduction de la population active.

2-Une forte poussée démographique au Mexique

La croissance démographique du Mexique demeure l’une des plus fortes au monde avec un TAN de 1,6% par an. Cette explosion démographique constitue un défi pour le gouvernement qui doit augmenter ses dépenses de formation et trouver des emplois pour une population jeune. On estime que le Mexique entame la dernière phase de la transition démographique. L’espérance de vie augmente tandis que la tendance de la croissance naturelle est au ralentie. Le vieillissement de la population mexicaine risque donc de s’accélérer bientôt.

III-La région la plus urbanisé du mond

1-Le triomphe de la civilisation urbaine

L’urbanisation est un phénomène ancien dans la région du fait du développement industriel. En 1920, environ 51% des Américains étaient des citadins. Aujourd’hui, les agglomérations regroupent 81% de la population. Il existe une cinquantaine d’agglomération de plus d’un million d’habitants. Les villes de la côte-est se sont tellement développées qu’elles finissent par se rencontrer. La Mégalopolis, la plus grande concentration urbaine du globe s’étend sur environ 1 000 km et renferme plusieurs villes parmi les plus peuplées des USA : Boston (7 414 000), New York (25 933 000), Philadelphie (6 398 000), Baltimore (3 000 000), Washington (8 295 000 000). Au Canada où 81% des habitants sont des citadins, l’essentiel des villes est concentrée au Sud. Toronto (5 905 000 habitants), Montréal (3 695 000 habitants), Ottawa (1 168 000 habitants) sont les principales. Le phénomène urbain est plus récent au Mexique. Cependant, il y a pris des proportions démesurées à cause de l’exode rural massif. Le nombre de citadins est passé de 10% au début du XXe siècle  à 50% en 1960 et 76% aujourd’hui. Mexico avec ses 23 295 000 habitants est la plus grande ville du pays ; la troisième ville du monde après Tokyo et New York.L’essor urbain s’accompagne d’une multitude de problèmes.

2-Les problèmes des villes

Les villes de l’ENA sont confrontées à des problèmes qui ont pour nom : insécurité, chômage, pollution, etc. Les villes, point de rencontre de populations d’origine diverses, sont les sièges des réseaux du crime organisé. La délinquance juvénile est un des fléaux qui hante le sommeil de la population. La forte concentration de la population est à l’origine du chômage. Les nouveaux venus sont souvent victimes d’une sorte d’exclusion surtout si leur niveau de qualification ne leur permet d’avoir un emploi qualifié. Quand à la pollution, elle est consécutive à l’industrialisation et l’augmentation du nombre de véhicule. Les immenses embouteillages sont à l’origine de pollution atmosphérique et sonore. Tous ces problèmes sont à l’origine de l’abandon des centres urbains par la classe aisée tandis que le nombre de pauvre ne cesse de croître.

 

IV-Une société métissée et inégalitaire

Le métissage est la principale caractéristique des sociétés nord américaines. Ce métissage est tel que certains n’hésitent pas à parler de melting-pot.  Ce métissage ne peut cependant pas cacher les inégalités sociales. Ici la misère côtoie l’opulence. La pauvreté est un phénomène assez répandue. Au Mexique, elle touche environ 35% de la population. Ce sont essentiellement des ouvriers, des marginaux des villes, les paysans sans terres, les communautés indiennes. Aux USA, la société est dominée par WASP (White anglo-saxon and Protestants). Formé dans les plus prestigieuses universités, ils contrôlent l’essentiel des richesses et des postes clés. La pauvreté touche essentiellement les Noirs et les Latinos. L’élection de Barack Obama est une grande première qui peut être interprété comme une évolution des mentalités américaines et la fin de la ségrégation. En réalité, ce changement ne peut pas balayer comme un coup de baguette magique les inégalités sociales aux USA. Les Noirs qui ont une formation académique peu poussée resteront longtemps au bas de l’échelle sociale.Le principal problème au Canada est la dualité linguistique. Les colons français tiennent à leur identité tandis que les anglo-saxon n’entendent pas abandonner leur culture. C’est ce qui explique le bilinguisme officiel et les aspirations à l’indépendance du Québec. Le pays n’échappe pas non plus aux inégalités entre riches et pauvres.

Conclusion : L’ENA est caractérisé par une population composite. Cette population inégalement répartie dans l’espace est essentiellement urbaine. Les villes sont le siège des inégalités sociales et de la violence.

 

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